Refonte ou nouveau site : comment trancher
Partager : LinkedIn (nouvel onglet)
Votre site a cinq ans, il ne vous ressemble plus, et vous hésitez : un coup de neuf ou une page blanche ? La bonne réponse n’est pas une question de goût. Elle dépend de ce qui tient encore, de ce qui bloque, et d’une chose qu’on oublie presque toujours au moment de décider : ce que Google sait déjà de votre site.
Trois questions avant de décider
Avant de parler de design, répondez à ces trois questions. Elles règlent la plupart des cas.
- Le site fait-il ce qu’il doit faire ? S’il amène des appels et des demandes mais qu’il fait vieux, c’est une refonte. S’il ne rapporte rien depuis des années, le problème n’est pas l’âge.
- Pouvez-vous le modifier vous-même ? Un site qu’on ne peut plus mettre à jour sans appeler quelqu’un, ou dont plus personne n’a les accès, est déjà à moitié mort.
- Sur quoi est-il construit ? Un outil encore maintenu se rafraîchit. Un outil abandonné, une version qui ne reçoit plus de mises à jour, un thème acheté dont l’auteur a disparu : on repart.
Quand une refonte suffit
La refonte garde la structure et remplace ce qui se voit : le design, les textes, les photos, parfois l’organisation d’une ou deux pages. Elle convient quand :
- les pages existantes sont les bonnes, elles sont juste mal habillées ;
- le site est bien référencé et vous ne voulez surtout pas perdre ça ;
- l’outil sur lequel il tourne est sain et à jour ;
- le budget ou le calendrier ne permettent pas de tout reprendre cette année.
Une refonte bien menée peut changer entièrement l’impression que laisse le site sans toucher à ce qui marche en dessous. C’est souvent le meilleur rapport entre l’effort et le résultat.
Quand il faut repartir de zéro
Il y a des sites qu’on ne rafraîchit pas, on les remplace. Les signes qui ne trompent pas :
- le site n’est pas lisible sur téléphone, et le rendre lisible demanderait de tout redessiner ;
- il est lent, et personne ne sait pourquoi ;
- l’outil n’est plus maintenu, ou personne ne sait plus où sont les accès ;
- votre activité a changé : nouveaux services, nouvelle clientèle, nouveau nom ;
- vous voulez vendre en ligne, réserver en ligne, ou brancher le site sur vos outils, et l’ancien n’a pas été prévu pour ça.
Dans ces cas, s’acharner sur l’existant coûte plus cher qu’un nouveau site, et donne moins bien.
Le piège : perdre son référencement
C’est le point que tout le monde découvre trop tard. Google connaît chaque page de votre site à son adresse exacte. Si le nouveau site change les adresses sans prévenir, ces pages disparaissent des résultats, et les liens qui pointaient vers elles depuis d’autres sites mènent à une erreur. Des mois de visibilité peuvent s’évaporer en une nuit.
La parade s’appelle le plan de redirection : pour chaque ancienne adresse, la nouvelle page qui la remplace, déclarée de façon permanente. Google explique lui-même la marche à suivre pour un changement d’adresses. C’est un travail de liste, ingrat, et c’est ce qui sépare une refonte réussie d’une refonte qui fait chuter le téléphone.
- Relevez toutes les adresses du site actuel avant de toucher à quoi que ce soit.
- Décidez pour chacune : elle reste, elle change d’adresse, ou elle disparaît vers une page proche.
- Mettez les redirections en place le jour de la mise en ligne, pas la semaine d’après.
- Surveillez la Search Console les semaines suivantes : elle vous dira ce qui manque.
Notre façon de trancher
Nous commençons par regarder ce que le site rapporte et d’où viennent ses visiteurs. Puis nous vérifions l’outil, la vitesse et la lecture sur téléphone. En une heure, on sait généralement de quel côté on est. Et quand c’est un nouveau site, le plan de redirection fait partie du devis, pas des options.
Conclusion
Refonte si la structure est bonne et l’outil sain ; nouveau site si le téléphone, la vitesse ou l’activité ont changé. Dans les deux cas, ce que vous ne devez pas perdre, c’est ce que Google sait déjà de vous.
Questions fréquentes
Si le site amène encore des demandes, que ses pages sont les bonnes et que l’outil sur lequel il tourne est à jour, une refonte suffit : on change ce qui se voit, on garde ce qui marche.
Quand le site n’est pas lisible sur téléphone, qu’il est lent sans raison connue, que son outil n’est plus maintenu, ou que votre activité a changé au point que la structure ne colle plus.
Seulement si les adresses des pages changent sans redirection. Un plan de redirection, mis en place le jour de la mise en ligne, conserve l’essentiel de ce que Google connaissait.
Moins qu’un nouveau site, puisque la structure et souvent l’outil restent. Le délai dépend surtout du contenu à réécrire et à photographier.