Instagram ou LinkedIn : où parler à vos clients
Partager : LinkedIn (nouvel onglet)
Une entreprise n’a pas besoin d’être partout. Elle a besoin d’être là où ses clients regardent, régulièrement, avec quelque chose à dire. Instagram et LinkedIn ne parlent pas aux mêmes personnes, ni de la même façon. Choisir, c’est d’abord répondre à une question simple : qui décide d’acheter chez vous, et où passe-t-il ses pauses ?
D’abord : qui est votre client ?
Si vos clients sont des particuliers, qui choisissent avec les yeux et souvent le soir : un restaurant, un salon, un artisan de la maison, une boutique, un thérapeute. Ils sont sur Instagram.
Si vos clients sont des entreprises, et que la décision se prend au bureau, par des gens qui ont un titre et un budget : un cabinet, un bureau d’étude, un fournisseur, un prestataire de services. Ils sont sur LinkedIn.
Beaucoup d’entreprises sont entre les deux. Dans ce cas, regardez d’où viennent vos trois derniers bons clients. Ils vous ont trouvé quelque part.
Instagram : montrer
Instagram est un réseau d’images. On y montre le travail, les lieux, les coulisses, le résultat. Le texte compte moins que la photo, et la photo compte moins que la régularité. Ce qui fonctionne pour une entreprise :
- le travail en cours, avant qu’il soit présentable ;
- le résultat fini, avec les gens contents devant ;
- les coulisses : l’atelier, la camionnette, le matin ;
- les stories pour le quotidien, sans montage.
Ce qui ne fonctionne pas : les visuels de communication avec le logo en grand, les citations inspirantes, et les publications qui ressemblent à des publicités.
LinkedIn : expliquer
LinkedIn est un réseau de gens qui travaillent, et qui lisent. On y explique ce qu’on a appris, ce qu’on a livré, ce qu’on pense d’un problème du métier. Le texte compte, la photo l’accompagne. Ce qui fonctionne :
- un projet raconté : le problème, ce qu’on a fait, ce que ça a changé ;
- un avis sur une question que se posent vos clients ;
- ce que vous avez appris en vous trompant ;
- les personnes de l’entreprise qui parlent en leur nom, plus que la page de l’entreprise.
Ce qui ne fonctionne pas : republier les communiqués, annoncer qu’on est fier, et les publications écrites pour le patron plutôt que pour le client.
Les deux ? Seulement si vous tenez le rythme
Tenir un réseau demande du temps chaque semaine, pas seulement au lancement. Deux réseaux, c’est deux fois ce temps, avec des contenus qui ne se copient pas d’un réseau à l’autre : la photo d’atelier qui marche sur Instagram fait pauvre sur LinkedIn sans le texte qui va avec.
La règle simple : un réseau tenu vaut mieux que deux réseaux abandonnés. Commencez par celui où sont vos clients, tenez-le trois mois, et ajoutez le second seulement si le premier tourne sans effort.
Le rythme qui compte
Sur les deux réseaux, la régularité bat le talent. Un compte qui publie chaque semaine pendant un an est vu ; le même compte qui publie dix fois en janvier puis plus rien ne l’est pas. Prévoyez un calendrier réaliste, écrit un mois à l’avance, avec des sujets qui viennent de votre activité et pas d’une liste d’idées trouvée ailleurs. Et gardez de quoi publier en réserve pour les semaines où il n’y a pas le temps.
Conclusion
Instagram pour les particuliers qui choisissent avec les yeux, LinkedIn pour les entreprises qui décident au bureau. Un seul réseau pour commencer, tenu chaque semaine, avec des contenus qui viennent de votre travail. Le second attendra que le premier tourne.
Questions fréquentes
Instagram si vos clients sont des particuliers qui choisissent avec les yeux ; LinkedIn si ce sont des entreprises qui décident au bureau. Regardez d’où viennent vos derniers bons clients.
Le travail en cours, le résultat fini, les coulisses, et des stories du quotidien. Pas de visuels de communication ni de citations.
Un projet raconté, un avis sur une question du métier, ce que vous avez appris, de préférence signé par une personne plutôt que par la page de l’entreprise.
Seulement si le premier tourne sans effort depuis trois mois. Deux réseaux abandonnés font moins bien qu’un seul tenu.